Origine

Comme beaucoup de brasseries, l'histoire de La Voie Maltée démarre dans le fond d'une cuisine.

Elle est également le fruit de nombreuses rencontres, d'échanges.
Merci à tous ceux qui nous ont aidés, directement ou indirectement.

C'est donc en 2000 que Denis décide de reprendre une coutume familiale lui venant de sa grand-mère, celle de brasser sa propre bière.

Les premiers essais se font avec des kits, à base d'extraits de malts.

Bien vite, l'envie de toucher des céréales se fait sentir. Les premières recettes tout grains sortent des marmites la seconde année.

Quelques années passent, les bières blondes, brunes ou ambrées sortent des casseroles et autres ustensiles.
Les copains goûtent, parfois aiment, souvent en redemandent...

En 2007, Denis souhaite comprendre ce qu'il fait. Il part en formation à l'IFBM, à Nancy. On parle sérieux, ça fait pro. Il faut pourtant en prendre et en laisser. Il y a des sujets qui concernent les gros, les industriels, et puis il y a des sujets qui méritent l'attention, et bien plus. Au final une formation enrichissante et bien sympathique (Manu et Didier me comprendront,
surtout quand on finit les soirées au Ch'timi à refaire le monde...)

Ce moment où Denis côtoie le milieu brassicole dans sa représentation professionnelle est décisif.
Le milieu lui plait, l'idée germe d'en faire une activité à part entière.
Mais la volonté n'est pas de créer une entreprise comme les autres.
Denis veut expérimenter un autre modèle économique. L'économie de marché reste entendable, pas une société du marché.
Il faut que cette future structure soit avant tout un moyen pour nourrir ceux qui y travaillent et leur garantir une couverture sociale digne de ce nom
Elle doit également s'inscrive dans une démarche Bio, à la fois respectueuse de l'environnement et de la santé de ses consommateurs.

Le triptyque est en place, outil économique pérenne, Bio et social.

Début 2008, autre rencontre, celle de Yves.

Deux personnalités, deux parcours de vie bien différents, mais des convergences fortes d'idées sur des valeurs économiques, sociales et environnementales.

Les échanges quotidiens sur le sujet font qu'ils se rapprochent sur un projet commun, "et si on montait une brasserie ensemble, mais sur une éthique alliant social et environnemental".

C'était parti. Yves et Denis font leurs premiers brassin communs en Novembre 2008.
La transmission de la culture brassicole et de ses savoirs-faire se fait autour de la brasserie pilote composée de cuves inox de 50 à 100 litres. Les brassins collectifs s'enchainent. Mais aussi lors des visites de brasseries artisanales. Elles sont nombreuses à leur avoir ouvert grand leurs portes. Et pour finir, un stage chez leurs copains de la Franche dans le Jura, près d'Arbois.En parallèle, l'étude de marché est démarrée. Ils sont accompagnés par Thérèse, qui ira bien au-delà de ses fonctions de consultante...

Les Démarches se succèdent, trouver un nom à cette brasserie, un lieu, une âme finalement !

On cogite des dizaines de noms, on fait une liste qu'on soumet aux copains, la famille, et puis un matin, la lumière, le flash, ce sera "La Voie Maltée". On a le prénom du bébé, reste plus qu'à le mettre au monde et lui trouver un toit.

Encore des rencontres, des amitiés également et notamment avec des représentants d'un petit village du Haut-Jura qui souhaitent ardemment que ce projet se réalise dans leur commune et redonner ainsi vie à un batiment magnifique. Ils se mettent en quatre pour nous voir venir chez eux. Merci de votre confiance Madeleine, Jeannot, Lucien, Claude et les autres.
Le choix est cornélien, mais l'une de nos valeurs de base, ne pas sacrifier nos vies familiales, nous poussent à décliner cette belle offre dans le Haut-Jura.

Une hypothèse d'installation dans un village des Monts-d'Or survient, équipe municipale trop complexe, trop frileuse, trop long, on laisse tomber...

Et puis la chance nous sourit, un batiment est libre à Rancé, c'est là qu'on s'installe. Un batiment à la fois en milieu rural qui correspond à l'idée qu'on se fait de la brasserie, pas très loin de chez nous et avec suffisamment de monde autour pour que le lieu vive.

Mais il faut produire, démarrer...

La brasserie La Franche dans le Jura, à quelques kilomètres d'Arbois, nous propose de nous louer son outil de production une semaine par mois. Nous allons produire là, chez nos copains Régis et Jean-Yves. On ne savait pas au début, en 2010, que ça allait durer plus de 3 ans...

Ah les gars de la Franche, sans eux tout cela aurait été bien compliqué...quel accueil, quelle aide tant technique que morale. De vrais liens humains. Un grand merci.