En France, les fruits disponibles varient radicalement d’un mois à l’autre. Janvier et février appartiennent aux agrumes, l’été explose avec plus de vingt variétés simultanées, et l’automne laisse place aux fruits à coque. Ce calendrier complet vous donne, mois par mois, les fruits à privilégier pour manger frais, local et de saison.
🌿 L’essentiel à retenir
Hiver dominé par les agrumes
Orange, clémentine et kiwi occupent l’essentiel des étals de décembre à février.
Été, saison la plus généreuse
Juillet et août cumulent jusqu’à 24 variétés locales en simultané.
Mars, le mois le plus pauvre
Moins de cinq fruits locaux disponibles, c’est le creux saisonnier à connaître.
| Mois | Fruits locaux phares | Nombre de variétés |
|---|---|---|
| Janvier | Orange, clémentine, kiwi, pomme, poire, kaki | ~10 |
| Février | Orange, mandarine, kiwi, pomme, poire, grenade | ~10 |
| Mars | Kiwi, pomme, poire, citron | ~4 |
| Avril | Fraise (début), kiwi, pomme, poire | ~5 |
| Mai | Fraise, cerise (début), rhubarbe | ~7 |
| Juin | Abricot, cerise, fraise, framboise, melon, myrtille, pêche | ~15 |
| Juillet | Figue, mûre, amande fraîche + tous les fruits de juin | ~19 |
| Août | Mirabelle, raisin (début), noisette + tous les fruits de juillet | ~24 |
| Septembre | Raisin, coing, noix, noisette, figue, poire, pomme | ~18 |
| Octobre | Châtaigne, coing, noix, pomme, poire, kaki | ~16 |
| Novembre | Clémentine, mandarine, kiwi, pomme, poire, châtaigne | ~12 |
| Décembre | Clémentine, orange, kaki, kiwi, pomme, poire | ~11 |
Le calendrier des fruits de saison mois par mois
Voici le détail mois par mois, avec pour chaque période les fruits à privilégier et les signaux de transition à repérer pour adapter vos courses.
Janvier et février : les agrumes dominent
Ces deux mois sont la pleine saison des agrumes. L’orange, la clémentine, la mandarine et le pamplemousse occupent la majorité des étals. Le kiwi, souvent oublié, est pourtant l’un des rares fruits locaux à rester disponible tout l’hiver avec une belle richesse en vitamine C.
La pomme et la poire sont présentes sous forme de fruits de conservation, récoltés à l’automne et stockés en chambre froide. Le kaki et le physalis complètent ce tableau hivernal, avec le litchi disponible en tout début janvier. En février, la grenade entre dans sa dernière ligne droite avant de disparaître des marchés.
Mars et avril : le creux printanier et le retour des fraises
Mars est sans conteste le mois le plus pauvre de l’année en fruits locaux. Le kiwi, la pomme, la poire et le citron restent disponibles, mais les agrumes d’hiver tirent leur révérence. Résultat : moins de cinq variétés locales sont accessibles, ce qui pousse naturellement vers les fruits d’importation si l’on n’y prend pas garde.
Avril change la donne avec l’arrivée des premières fraises. C’est le signal le plus fort du printemps sur les marchés français. Elles arrivent d’abord du sud (Lot-et-Garonne, Charente-Maritime) avant de remonter progressivement vers le nord du pays. La pomme et la poire de conservation restent présentes, mais la fraise devient le fruit à surveiller dès la mi-avril.
Mai et juin : l’explosion des petits fruits
Mai marque l’entrée dans une période beaucoup plus généreuse. La fraise atteint sa pleine saison, la rhubarbe s’installe durablement dans les recettes printanières, et la cerise pointe le bout de son nez dès la fin du mois selon les régions.
Juin, lui, est un basculement net vers l’été. Les fruits à noyau font leur apparition en masse : abricot, pêche, nectarine, brugnon, prune. Les fruits rouges sont à leur meilleur : framboise, groseille, cassis, myrtille rejoignent la cerise et la fraise. Le melon et la pastèque s’invitent pour les chaleurs, et la figue commence à poindre en toute fin de mois dans les régions méditerranéennes.
Juillet et août : le sommet de la saison fruitière

Juillet cumule environ dix-neuf variétés de fruits locaux en simultané. La figue, la mûre et l’amande fraîche font leur entrée, tandis que presque tous les fruits de juin restent disponibles. C’est le mois idéal pour diversifier sans effort.
Août va encore plus loin avec jusqu’à vingt-quatre variétés disponibles en même temps. La mirabelle et le pruneau sont typiques de ce mois, tout comme le début du raisin et de la noisette. Ces deux derniers sont les premiers signaux de la transition automnale : quand ils apparaissent sur les marchés, l’été touche à sa fin. Les stocks d’abricots et de fraises, eux, s’épuisent progressivement.
Septembre et octobre : la richesse de l’automne
Septembre réunit encore les derniers fruits d’été et les premiers fruits d’automne. Le raisin est en pleine saison, la figue continue, et les fruits à coque font une entrée remarquée : noisette, noix, amande sèche. Le coing apparaît pour la première fois de l’année, fruit idéal pour les confitures et les gelées maison.
Octobre est le mois des fruits à coque par excellence. La châtaigne rejoint la noix et la noisette. La pomme et la poire entrent dans leur pleine saison d’automne, disponibles en dizaines de variétés selon les marchés. Le kaki refait surface après une longue absence estivale, et le coing atteint sa meilleure maturité.
Novembre et décembre : le retour des agrumes de fête
Novembre signe le retour de la clémentine, puis de la mandarine et de l’orange. Le kiwi reprend également sa place sur les étals. Les fruits à coque sont encore là, et la pomme comme la poire s’installent durablement en fruits de conservation jusqu’au printemps suivant.
Décembre enrichit ce tableau de quelques fruits festifs : datte, grenade, goyave et physalis viennent compléter les agrumes et les fruits de conservation classiques. Avec environ onze variétés locales, ce mois reste fourni pour un mois d’hiver, à condition de savoir quoi chercher au marché.
Quels fruits de saison manger selon la grande saison ?
Pour ceux qui raisonnent en blocs plutôt qu’en mois précis, voici une lecture par grande saison, avec les familles de fruits qui les caractérisent.
Hiver : agrumes, fruits de conservation et saveurs festives
L’hiver tient sur trois piliers : les agrumes (orange, clémentine, mandarine, pamplemousse, citron), les fruits de conservation (pomme, poire, kiwi, kaki) et quelques fruits festifs comme la datte ou la grenade en décembre et janvier. C’est la saison la moins diversifiée, mais pas la moins savoureuse.
Printemps : de la disette de mars à l’abondance de juin
Le printemps démarre par un creux notable en mars, puis s’anime progressivement. La fraise en avril, la cerise et la rhubarbe en mai, puis l’arrivée des fruits à noyau et des fruits rouges en juin dessinent une montée en puissance régulière sur trois mois.
Été : la saison la plus généreuse de l’année
Avec entre treize et vingt-quatre variétés disponibles selon le mois, l’été est sans comparaison la période la plus riche. Fruits à noyau, petits fruits rouges, melon, pastèque, figue, raisin en fin de saison : c’est le moment d’en profiter pleinement, ces fruits ne se conservent pas et ne voyagent pas bien hors saison.
Automne : raisin, fruits à coque et premiers agrumes
L’automne propose une transition douce entre l’abondance estivale et la rigueur hivernale. Le raisin, la figue et les derniers fruits d’été côtoient la châtaigne, la noix, le coing et le kaki. Dès novembre, les premiers agrumes annoncent le retour à la palette hivernale.
Fruits locaux ou fruits d’import : comment lire votre calendrier ?
Tous les calendriers de fruits de saison ne se valent pas. Certains, comme celui de Greenpeace, se limitent strictement aux fruits produits en France métropolitaine. D’autres intègrent les fruits d’importation (ananas, banane, mangue, noix de coco, carambole) disponibles toute l’année dans le commerce, mais dont le transport par cargo ou par avion génère une empreinte carbone bien supérieure.
La différence n’est pas anodine : en hiver, choisir une clémentine de Corse plutôt qu’un ananas venu d’Amérique centrale, c’est un choix qui a du sens sur le plan environnemental. Les fruits exotiques ont leur place dans une alimentation équilibrée, mais ils ne sont pas « de saison » au sens local du terme. Ce calendrier distingue les deux catégories pour que vous puissiez choisir en connaissance de cause, selon vos propres critères.
À noter que la pomme et la poire sont les seuls fruits quasi-permanents en local, grâce aux techniques de conservation en atmosphère contrôlée. Le citron, lui, est disponible presque toute l’année sous des latitudes variées. Ce sont les trois valeurs refuges quand la saisonnalité bat de l’aile.
Quel est le fruit de l’année ?
Parmi tous les fruits du calendrier français, la myrtille sauvage s’impose comme le fruit tendance du moment. Longtemps cantonnée aux forêts de montagne ou aux rayons surgelés, elle connaît un regain d’intérêt fort, porté par sa richesse en antioxydants (anthocyanes) et par le développement des productions locales dans le Massif central et les Vosges. Sa saison est courte (juillet à septembre), ce qui renforce son statut de fruit à ne pas manquer.
Plus largement, on observe un retour aux fruits oubliés ou sous-estimés : le coing, redécouvert pour ses utilisations en cuisine et en confiserie ; le physalis, de plus en plus présent sur les marchés urbains ; la groseille, souvent délaissée au profit de la framboise mais beaucoup plus acidulée et intéressante en cuisine. Ces fruits partagent un point commun : ils sont profondément ancrés dans les terroirs français et méritent une place dans vos paniers bien avant les fruits aux noms moins courants que l’on croise parfois sur les étals spécialisés.


