La Snake Venom de la brasserie écossaise Brewmeister détient le record mondial avec 67,5% d’alcool depuis 2013. Cette bière extrême dépasse largement les bières classiques qui oscillent entre 5 et 12% d’alcool, rivalisant même avec certains spiritueux.
@ubjivay On y est, la fameuse Snake Venom a été détrônée ! C’est la Beithir Fire, brassée par la 88 Brewery à Édimbourg, qui est aujourd’hui reconnue comme la bière la plus forte au monde, avec un taux d’alcool impressionnant de 75 % ABV ! Mais comme vous le savez si vous suivez mes vidéos, même si c’est ce qui a servi de base pour leur conception, ces bières ne sont plus vraiment des bières ; ) La Beithir reste tout de même une sacrée expérience. Elle résulte d’une combinaison entre une bière écossaise à haute teneur en alcool et un spiritueux écossais pur. Le processus s’étend sur environ 3 mois, incluant une triple distillation et une filtration en six étapes pour éliminer les impuretés . En raison de sa concentration en alcool, elle est classée comme spiritueux au Royaume-Uni (ou Fortified Beer) et est accompagnée d’un avertissement : ne pas consommer plus de 35 ml par prise . Le nom « Beithir » fait référence à une créature mythologique écossaise, symbolisant la puissance et la dangerosité de ce qui se rapproche d’un gros coup de poing dans ta gueule.
♬ son original – Jivay
Voici le classement des bières les plus fortes actuellement disponibles :
| Rang | Bière | Brasserie | Degré | Pays |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Snake Venom | Brewmeister | 67,5% | Écosse |
| 2 | Armageddon | Brewmeister | 65% | Écosse |
| 3 | Start the Future | ‘t Koelschip | 60% | Pays-Bas |
| 4 | Schorschbock 57 | Schorschbräu | 57% | Allemagne |
| 5 | PT’s Punch | Rock Bottom | 56% | États-Unis |
| 6 | Esprit Baladin | Baladin | 40% | Italie |
| 7 | Tactical Nuclear Penguin | BrewDog | 32% | Écosse |
| 8 | Utopias | Samuel Adams | 28% | États-Unis |
📋 L’essentiel à retenir
- Snake Venom utilise un ajout d’alcool pur après brassage traditionnel
- La méthode eisbock concentre l’alcool par congélation sélective de l’eau
- Ces bières extrêmes coûtent plusieurs centaines d’euros la bouteille
- Trois pays dominent : Écosse, Allemagne et Pays-Bas
- Servir entre 10-15°C en très petites quantités avec accompagnement alimentaire
Snake Venom, championne incontestée des bières fortes
Cette création de la brasserie Brewmeister d’Aberdeenshire surprend par sa composition unique. Elle associe du malt tourbé fumé avec un double levurage combinant des levures de bière et de champagne. Cette technique permet d’obtenir des notes de malt, houblon et caramel malgré le taux d’alcool vertigineux.
La controverse autour de cette bière porte sur sa méthode de production. Le degré d’alcool final provient d’un ajout d’alcool pur après le brassage traditionnel, une technique considérée comme moins authentique par les puristes. Cette approche explique pourquoi elle atteint des sommets inaccessibles par fermentation naturelle seule.
Vendue en production très limitée, chaque bouteille affiche un avertissement spécifique concernant sa teneur en alcool extrême. Certaines versions sont présentées dans un étui en peau de serpent, justifiant son nom évocateur et son positionnement premium sur le marché des bières d’exception.
Le classement mondial des bières ultra-fortes
La course aux records implique plusieurs brasseries artisanales européennes et américaines, chacune développant ses propres techniques pour repousser les limites du possible en matière de taux d’alcool élevé.
Le podium écossais et néerlandais
Armageddon (65%) constitue le prédécesseur de Snake Venom chez Brewmeister. Cette bière de type Eisbock visait déjà un équilibre entre bière et whisky, préparant le terrain pour les développements futurs de la brasserie écossaise.
Start the Future (60%) de la brasserie néerlandaise ‘t Koelschip détenait le record avant l’arrivée des créations écossaises. Cette eisbock néerlandaise fait l’objet de critiques sur son profil gustatif, les spécialistes reprochant sa création uniquement motivée par la recherche du record plutôt que l’équilibre aromatique.
Les références allemandes et américaines
Schorschbock 57 (57%) représente la tradition allemande avec sa méthode eisbock authentique. Les dégustateurs la décrivent comme « du feu qui descend dans la gorge », ressemblant davantage à un cognac qu’à une bière traditionnelle.
PT’s Punch (56%) de Rock Bottom en Californie adopte une approche différente. Cette pale ale infusée avec goyave, orange et fruit de la passion se révèle relativement plus accessible que ses concurrentes ultra-fortes.
Utopias (28%) de Samuel Adams privilégie l’approche gustative. Brassée tous les deux ans en édition limitée, elle développe des notes de malt, vanille, pêche et caramel grâce au vieillissement en fût de chêne ayant contenu du bourbon.
Les techniques de production des bières extrêmes
Atteindre des taux d’alcool aussi élevés nécessite des méthodes spécialisées qui dépassent le brassage traditionnel. Les brasseurs explorent plusieurs approches pour concentrer l’alcool et créer ces produits d’exception.
La méthode eisbock traditionnelle
Cette technique allemande repose sur un principe physique simple : l’eau gèle à 0°C tandis que l’alcool résiste jusqu’à des températures beaucoup plus basses. Pendant la maturation, les brasseurs congèlent partiellement la bière.
La partie gelée (principalement de l’eau) est ensuite retirée, ne conservant que la fraction liquide concentrée en alcool. Cette méthode traditionnelle permet d’obtenir des bières entre 40 et 60% d’alcool comme le Schorschbock 57, tout en préservant une certaine authenticité du procédé eisbock.
Les méthodes modernes de concentration
L’ajout d’alcool pur après brassage reste la technique la plus controversée mais la plus efficace pour atteindre des records. Elle permet des taux supérieurs à 65% comme pour Snake Venom, mais questionne l’authenticité du produit final aux yeux des traditionalistes.
Le vieillissement en fût de chêne ayant contenu bourbon, whisky ou cognac concentre les arômes sur plusieurs années tout en augmentant légèrement le degré d’alcool. Les levures haute résistance, souvent combinées (bière et champagne), permettent une fermentation plus poussée avant d’atteindre leurs limites physiologiques naturelles.
Où acheter et comment déguster ces bières record
Ces bières les plus fortes restent des produits de niche difficiles d’accès. Snake Venom se trouve principalement via des sites spécialisés en import, avec des tarifs reflétant sa rareté et sa production limitée. Comptez plusieurs centaines d’euros pour une bouteille authentique.
Pour découvrir les bières fortes sans investissement majeur, plusieurs alternatives françaises et belges offrent une première approche :
- Belzébuth (13%) : référence française accessible en grande distribution
- Bière du démon (12%) : brassée dans le Nord, environ 3€ les 50cl
- Quadruples belges (9 à 13%) : excellent rapport qualité-prix
- Imperial Stouts (8 à 12%) : plus faciles à trouver en magasins spécialisés
La dégustation bière forte requiert des précautions particulières. Servez-les entre 10 et 15°C dans des verres de petite contenance, type verre à whisky. L’accompagnement avec un repas consistant s’avère indispensable pour éviter les effets de l’alcool, et le partage entre connaisseurs transforme la dégustation en expérience éducative plutôt qu’en simple défi.
Les festivals spécialisés comme « Bières et Saveurs » en France permettent de découvrir ces créations exceptionnelles dans un cadre approprié, avec les conseils d’experts pour apprécier ces bières qui repoussent les limites du brassage allemand et international.
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